Culture

Mode : une New-yorkaise de retour à Paris

11 Juin 2014

Virginie Millefiori, au salon Des filles en aiguille
C’est à l’occasion du salon « Des Filles en Aiguilles » à l’Espace Beaurepaire à Paris que les modeuses à la recherche d’originalité élégante peuvent découvrir jusqu'à dimanche 15 juin Virginie Millefiori.
Portrait d’une créatrice de bijoux au parcours atypique.

Virginie Millefiori est tout sourire derrière son stand de bijoux faits main. Elle est même radieuse dans sa petite robe en crochet accessoirisée par l’un de ses colliers. À 32 ans, Virginie vit à New-York depuis quelques années, et est revenu à Paris spécialement pour le salon. Il y a encore une dizaine d’années, cette jeune femme poursuivait des études d’ingénieur en physique chimie. Elle était déjà passionnée de mode et de créations de bijoux. « Je venais déjà aux premières éditions du salon « Des Filles en Aiguille » comme cliente. Je suis une fan de la première heure, je suis très contente d’exposer à mon tour et d’être à la place des créatrices que j’admirais ».

Parallèlement à ses études, elle commence à confectionner ses premiers bijoux pour ses amies et sa famille. Et quand par amour, la Normande d’origine décide de quitter Paris pour s’installer à New-York avec son mari, elle décide d’abandonner la science. C’était il y a près de 5 ans. « À mon arrivée à New-York, j’ai travaillais comme vendeuse chez Maubaussin, le joaillier français, sur Madison avenue. Je me sentais enfin dans mon élément », explique-t-elle.
 
Un an plus tard, Virginie saute le pas et se lance dans la création de bijoux à plein temps,  « je me suis dit : t’as bientôt 30 ans, faut que tu te bouges ! ». Rapidement, elle est intégrée au sein d’un vaste réseau de créateurs New-yorkais, ce qui la surprend.  « A New-York, la solidarité entre créateurs est très forte, plus qu’en France il y a quelques années. Ca m’a beaucoup aidée et rassurée». Dans son apparemment, elle aménage son atelier. Elle apprend rapidement à façonner le métal, l’émail et le cuir, matières premières de ses bijoux. Son style, elle le qualifie « de coloré, enjoué alliant poésie et délicatesse ».

Par ces contacts, aujourd’hui, elle arrive à vivre de sa passion et fait en moyenne un salon par week-end à New-York. Passionnée et talentueuse, elle cherche toujours la perfection. « Pour fabriquer un collier, je mets environ trois heures et je fais tout moi-même », glisse-t-elle.  C’est donc naturellement que les clientes la plébiscitent tout comme le monde de la mode. Avec une certaine fierté, elle annonce sa présence sur le célèbre site internet des créateurs new-yorkais Etsy, une référence. Elle peut compter également sur le soutien de la célèbre photographe de mode Ondrea Barbe, l’une de ses clientes avec qui elle travaille pour promouvoir sa marque.
 
Aujourd’hui, c’est avec bonheur qu’elle retrouve ses clientes parisiennes qui l’ont beaucoup sollicité sur les réseaux sociaux. Etalées sur son stand, ses boucles d’oreille en forme de pixel, ses colliers avec des hélices, ses bagues plus sobres aux couleurs pastels… Dans ses bijoux, Virginie dévoile sa personnalité de femme-enfant. « On est dans du standing de qualité ici, c’est un honneur pour moi de participer », ajoute-t-elle pleine de fraicheur.

Méliza Guidjou et Elodie Trujillo.

Publié par Meliza Guidjou

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