Culture

« Vice Versa », un voyage intergénérationnel

18 Juin 2015

Encensé par la presse, le dernier film du studio Pixar semble faire l’unanimité. Présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2015, « Vice Versa » est un tourbillon d’émotions à la fois adapté aux grands et aux petits.

C’est l’histoire de la petite Ryley, 11 ans, et de cinq émotions qui la constituent : Joie, Colère, Dégoût, Tristesse et Peur. Cinq émotions dans lesquelles chacun peut se retrouver et se remémorer des souvenirs d’antan. Un cocktail astucieux. Immergé dans la tête de jeune fille, le spectateur suit les aventures du personnage principal, Joie, dont la voix française est assurée par l’ancienne Miss Météo du « Grand Journal » de Canal+, Charlotte Le Bon.

Après une heure trente de projection, le film a séduit les spectateurs de La Défense. « Le concept des émotions personnifiées sort vraiment de l’ordinaire. L’idée est géniale. Tout le monde peut se sentir concerné », explique une maman. « Généralement, les films Pixar sont à la fois adaptés pour les enfants et les parents. Les dessins animés plaisent toujours aux jeunes », ajoute-t-elle.

« L’univers est riche et original »

Même verdict pour son fils de 7 ans, Enzo, encore la tête dans les étoiles. « J’ai bien aimé Colère, parce que je me mets souvent en colère à la maison », bredouille-t-il d’un sourire gêné. « Et parce qu’il était marrant ». Vêtue d’un tee shirt Monstres et Cie, Clara, 9 ans, a trouvé « l’histoire rigolote ». « On a voyagé dans la tête d’une autre enfant », dit-elle avec un air amusé. « Et je l’ai trouvé beau, il y avait plein de couleurs »

Sa maman en profite pour rebondir. « On en prend plein la vue. Visuellement parlant, il est très bien. L’univers est riche et original ». Avant de nuancer son propos : « Même si certaines blagues sont un poil enfantines, on apprécie tout de même les personnages. Il y a du rythme et l’on ne s’ennuie pas ». Ce nouveau film de Peter Docter, réalisateur de «Rebelle» et de «Là-haut», sera à surveiller de très près dans le box-office mondial.

Publié par Grégoire Huvelin

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