Economie

Rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia : les syndicats inquiets

16 Avril 2015

Smatphone Alcatel OneTouch (John Karakatsanis, Flickr CC)
Les syndicats d'Alcatel-Lucent, doivent rencontrer la direction vendredi 17 avril, dans le cadre du rachat de l'entreprise française par le groupe finlandais. Il réclament des garanties sur l’emploi.

Peu après l’annonce par Michel Combes, PDG d’Alcatel-Lucent, du rachat de son entreprise par le géant finlandais Nokia, les syndicats de l’entreprise française ne cachent pas leur inquiétude.
«Nous sommes tous surpris, on nous avait assuré que le groupe retrouvait des couleurs après le plan de restructuration Shift », lâche Hervé Lassalle, représentant syndical CFDT du groupe Alcatel-Lucent France et employé dans l’entreprise depuis 36 ans. Shift, mis en place en octobre 2013, avait déjà abouti à 700 suppressions de poste en France et la fermeture de la filiale d’Orvault, près de Nantes.

Mais ce qui inquiète les syndicats, plus que la situation économique actuelle de l’équipementier en télécommunication, c’est l’impact sur l’emploi. Et ce, malgré les propos rassurants du Ministère de l’Economie, qui a garanti, mercredi 15 avril, «le maintien du nombre total d’emplois en France», via un communiqué de presse. «Je ne connais pas de fusion qui maintienne les effectifs pour le plaisir», conteste Stéphane Dubled, responsable syndical CGT du groupe Alcatel-Lucent France, dans le quotidien Le Monde.

De son côté, Nokia a déjà pris plusieurs engagements. Le nouveau groupe, qui aura pour nom Nokia Corporation, sera un acteur des télécommunications d’envergure internationale. Il sera dirigé par l’actuel PDG de Nokia, Rajeev Suri, et son siège sera basé en Finlande.

Publié par Clément Mora

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