Economie

Taxi et VTC : qui prendra la tête de la course ?

17 Octobre 2013

La « guéguerre » entre les taxis traditionnels et les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) n’est pas prête de se terminer…

En effet, vendredi 11 octobre, le gouvernement s’est tourné en faveur des taxis traditionnels, en imposant une nouvelle condition aux VTC : un délai de quinze minutes se doit d’être respecté entre la réservation préalable du client et sa prise en charge effective. Douche froide pour les concurrents directs des taxis qui pensaient que le gouvernement allait prendre des mesures visant à encadrer leur activité.
Depuis des mois, taxis et VTC mènent une bataille les uns contre les autres, depuis l’arrivée des voitures avec chauffeur, il y a quatre ans.
Les taxis accusent les VTC de concurrence déloyale. Leur lobby a réussi à se faire entendre jusqu’au ministère de l’intérieur et du tourisme. Les taxis attendaient la création de ce délai depuis le début de l’année 2013.
Du côté des VTC, on accuse le gouvernement de mettre un frein aux sociétés innovantes et de surtout céder face à la pression du lobby des taxis.
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem jugeait cette condition « équilibrée ».
Uber, une des compagnies de VTC sur le marché depuis deux ans, a lancé mercredi 16 octobre une pétition visant à « sauver Uber Paris ».

Les entreprises de VTC comme Voitures Jaunes, SnapCar, Lecab, proposent leur service depuis quatre ans via leur application smartphone. Elle permette de trouver une voiture disponible à proximité et de la réserver très rapidement. Voiturier très chic, voiture élégante, prix plus élevé, les VTC proposent un service plus « haut de gamme » à ses clients.

Publié par Elodie Trujillo

Partager cet article