Economie

Moody’s dégrade la note de trois grandes banques françaises

09 Décembre 2011

L’agence de notation financière Moody’s a rétrogradé vendredi 9 décembre la note à long terme des banques françaises Société générale, Crédit Agricole et BNP Paribas.

Alors que les Etats membres de l’Union Européenne sont réunis à Bruxelles pour un énième sommet de la dernière chance, l’agence de notation financière Moody’s semble remettre de l’huile sur le feu en dégradant les notes de trois grandes banques françaises. Cette décision fait suite à un examen approfondi lancé le 15 juin dernier et prolongé mi-septembre selon l’agence. Le Crédit Agricole et la Société générale obtiennent la note de solidité financière de C- après avoir été respectivement rétrogradés de un et deux crans. Mi-septembre, Moody’s avait déjà dégradé la note des deux établissements. A la même époque, la note de la BNP Paribas restait inchangée mais l’établissement subissait une prolongation de « mise en surveillance négative ». Elle n’y coupe pas cette fois et chute de deux crans, passant de B- à C.

Moody’s a justifié sa décision en invoquant la dégradation des fonds de financements et des indicateurs macroéconomiques sur fond de crise européenne. Mercredi, l’agence Standard & Poor’s avait mis la note de la plupart des banques européennes sous surveillance avec implication négative.

Une décision contestée par les banques

Malgré les tensions sur le refinancement, les banques françaises écartent tout besoin d’aide publique. Dans un communiqué, la Société générale fait savoir qu’elle « s’étonne de cette décision et des raisons avancées par Moody’s ». La banque estime avoir « démontré sa capacité à s’adapter rapidement et à gérer ses besoins de financement à court et à long terme dans un environnement de marché défavorable ». Même discours de la part du président de la BNP Paribas, Baudouin Prot : « Nous trouvons des sources (de financement. NDLR) sans avoir à nous tourner vers la BCE ou vers la Fed ». Jeudi, l’Autorité bancaire européenne a revu à la baisse le besoin global de recapitalisation des banques françaises à 7,3 milliards d’euros contre une estimation initiale de 8,8 milliards.

Publié par Marc-Antoine Simoni

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