Ile-de-France

Banana Republic fait ses premiers pas en France

08 Décembre 2011

L’enseigne américaine de prêt-à-porter s’installe au numéro 22 de l’avenue des Champs-Élysées, juste en face de son compatriote Abercrombie & Fitch. Filiale du groupe Gap, Banana Republic veut donner accès à un « luxe abordable ». Visant principalement les touristes et les Parisiens « pas nécessairement bourgeois », selon un vendeur de l'enseigne, elle propose un style BCBG à des prix accessibles. En s’offrant un emplacement de choix, la marque compte bien se faire une place sur la plus belle avenue du monde.

C’est un jour gris et pluvieux comme Paris en a l’habitude. Les touristes flâneurs se mêlent aux Parisiens pressés. Tous s’arrêtent néanmoins pour admirer le nouveau venu de l’avenue. En effet, au numéro 22, en face des taxis new-yorkais mis en place pour l’occasion, sont hissés, de chaque cotés de la porte, d’imposants drapeaux rouges arborant le nom de l’enseigne « Banana Republic ». C’est en passant ces portes que l’on découvre les 1 482 m², le tout réparti sur deux niveaux. Le blanc du marbre omniprésent est en contraste avec le mobilier ébène. Des fauteuils en vieux cuir matelassés sont disposés un peu partout, de la musique jazzy passe en boucle. Tous les codes de la marque sont réunis pour une ambiance chic et cosy.

Au rez-de-chaussée, seuls les vêtements d’extérieurs sont exposés. On y trouve notamment une veste d’homme en laine de mérinos à 235 €. En descendant par l’imposant escalier ou par le vieil ascenseur, on attérrit devant un vaisselier surdimensionné transformé en présentoir à bijoux. Les bracelets-manchettes à 30€ y côtoient des colliers d’inspiration victorienne à 52 €. La plus grande partie de l’espace en sous-sol est dédiée aux collections féminines. La femme Bannana Republic y apparait chic et mondaine et pourrait être vêtue d’une robe de soirée à paillettes proposée à seulement 100 €.

Pour son inauguration, la marque américaine a fait les choses en grand et propose à sa clientèle les services de stylistes personnels. Les clients semblent conquis. Même si la marque n’est pas encore très connue en Europe, elle est une véritable référence outre-Atlantique et connaît un franc succès auprès des fashionistas – ces modeuses compulsives – du monde entier. « Je ne découvre pas la marque aujourd’hui, je suis déjà une grande fan et j’attendais l’ouverture de la boutique parisienne avec impatience. », confie Sandra, les bras alors chargés de sac de shopping siglés « BR ».

Malgré l’effervescence ambiante, certains avis semblent néanmoins mitigés « Je n’ai vu aucun styliste, personne n’est venu m’interpeller pour me proposer de l’aide, déplore Lisa, ce n’est pas comme si la boutique était pleine à craquer à l’heure du déjeuner. » D’autres encore ne sont pas convaincus par les articles proposés. « C’est un mélange entre du Ralph Lauren et du Gérard Darel, en plus bas de gamme, les matières laissent à désirer. », reproche Paicu, une touriste roumaine déçue.

Mais malgré ces quelques critiques, la file d’attente derrière les cordons rouges ne désemplit pas. Banana Republic compte augmenter de 20 à 30% la part européenne de son chiffre d’affaires mondial estimé à 11 milliards d’euros par an. Si l’on ajoute à cela le succès des autres boutiques européennes, à Londres et Milan, la marque promet d’être un gros succès commercial dans le paysage français de la mode.

Publié par Scander Bouajila

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