Ile-de-France

Une commémoration de Charonne très politique

08 Février 2012

Un manifestant blessé lors de la manifestation du 8 février 62 au métro Charonne (AFP)
Le 8 février 1962, la police de Maurice Papon se déchaînait contre les manifestants pour la paix en Algérie, au métro Charonne, à Paris. Bilan : 9 morts et des centaines de blessés. 50 ans plus tard, la commémoration de cette répression au métro Charonne s’est déroulée sur fond d’élection.

« Avec Sarkozy, on voit le retour des camps qui se gargarisent des bénéfices de la colonisation », attaque Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, devant les quelques 250 personnes présentes, pour certains anciens participants de cette manifestation, leurs descendants aussi.

Sous la plaque commémorative du métro Charonne, des gerbes de fleurs sont déposées à même le sol. On remonte les marches et nous voilà dehors, dans le froid, devant une estrade où se tiennent les officiels.
Bertrand Delanoë a ensuite pris la parole, les enceintes retransmettant ses paroles enflammées, entrecoupées d’applaudissements de la foule. Il estime que les valeurs de liberté, égalité, fraternité se perdent sous le gouvernement actuel, et que « ces dernières années ont accru les inquiétudes sur l’identité française. »

Il a aussi fait de nombreuses références aux discours stigmatisant, prononcés par Nicolas Sarkozy,  de Grenoble et de Dakar, et plus récemment à la polémique des propos de Claude Guéant, profitant de l’occasion pour charger contre l’Etat.

Dans un ton plus platonique, Bernard Thibault secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT), s’est contenté de rappeler l’histoire. Puis c’est d’un même pas, lent mais engagé, que la foule s’est mise en marche. Direction le cimetière Père Lachaise, pour déposer des fleurs sur la tombe de ces martyrs.

Publié par Johnny Iticsohn

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