Ile-de-France

On a testé pour vous autolib’

18 Novembre 2011

La Bluecar est électrique, sans bruit et sans odeur / DR Christophe Perrucon - Mairie d’Asnières-sur-seine
Depuis plusieurs mois, on parle du nouveau phénomène qui arrive progressivement à Paris : l’autolib’, un service de location de voitures électriques en libre-service. Nous l'avons testé en avant première.

Partant du même principe que le vélib’, (location de vélos), l’idée de l’autolib’ a été lancée en 2008 par le maire de Paris, Bertrand Delanoë. L’objectif est de développer un nouveau mode de transport non polluant et d’élargir l’offre de mobilité des Franciliens. En 2010, le groupe Bolloré est retenu pour mettre en œuvre le projet.


Concrètement, qu’est ce que l’autolib’ ?

Un projet 100% écologique. Electriques, sans bruit et sans odeur, les voitures autolib’ contribueront à la diminution de la pollution de l’air francilien puisqu’elles n’émettent pas de CO2 contrairement aux voitures à essence. Pour aller plus loin : aucune voiture n’est recouverte de peinture, elles sont seulement polies pour un résultat aussi esthétique qu’une voiture normale ! « Il y a une vraie dimension écologique, explique avec enthousiasme Julien Varin, attaché de presse de la société autolib’. Tout est mis en œuvre pour que le service et les véhicules soient les plus propres possibles ».

La Bluecar. Petite comme une Twingo, munie de quatre places et d’un petit coffre, la Bluecar, c’est son nom, est une création exclusive pour le projet autolib’. Entièrement automatique (sans embrayage), elle ne dispose que des fonctions essentielles à un véhicule. Actuellement, 250 Bluecars sont à l’essai, et seront mises en circulation à partir de début décembre 2011. Près de 2 000 Bluecars sont prévues d’ici l’été 2012 pour atteindre progressivement un parc de 3 000 voitures pour 6 600 bornes autolib’ en île de France.

Un nouveau service. Le concept de l’autolib’ est inédit en France et dans le monde. Dans n’importe quelle station de Paris ou des 45 villes franciliennes partenaires, il est possible de louer une Bluecar 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il n’est pas obligatoire de ramener le véhicule à la borne où il a été pris. Une assistance jour et nuit est effectuée par 250 ambassadeurs, un contingent qui passera à 1 000 employés d’ici la mise en place de la flotte complète.

Un coup de pub pour Bolloré. Pour le groupe Bolloré, la création de la société autolib’ et sa mise en place est une excellente stratégie commerciale pour promouvoir la technologie de sa batterie LMP (Lithium Métal Polymère). « Nos batteries ont une capacité de stockage d’électricité cinq fois plus élevée qu’une batterie traditionnelle », assure Julien Varin.


On a testé pour vous

Les plus. Accessible aux jeunes conducteurs même aux permis probatoires, contrairement aux services de locations habituels. Une assistance est joignable depuis le véhicule, sans interruption. Grâce à un système de géolocalisation, elle permet au conducteur de trouver une borne autolib’ la plus proche. La voiture est très agréable à conduire.

Les moins. Pas de bornes autolib’ aux gares et aéroports afin de respecter les règles de concurrence envers les taxis franciliens. Les véhicules ont une autonomie de 250 km et ne peuvent sortir d’Ile de France. La hauteur de la Bluecar est plus importante qu’une voiture normale rendant l’accès difficile à une personne âgée ou handicapée. Un tarif relativement élevé.



  • Autolib’ : mode d’emploi

    Pour utiliser l’autolib’ pour la première fois, il faut procéder à trois étapes :

    1. S’abonner
    Possibilité d’une journée (10€) à un an (jusqu’à 144€). Il faut se rendre dans un espace autolib’ ou dans le « Centre d’Accueil et d’Information Autolib’ » à Paris. Le permis de conduire et une pièce d’identité sont bien évidement obligatoire.

    2. Louer
    Grâce à un badge personnel et nominatif, un véhicule peut être déverrouillé. Pour cela, il faut se rendre à une borne de location et se laisser guider par les instructions.

    3. Restituer
    Pour restituer un véhicule, il suffit de garer la Bluecar sur un emplacement autolib’ et de présenter le badge devant le lecteur de la borne de charge. Il faut rebrancher le « câble d’alimentation autolib’ » débranché à la location, afin de valider l’étape finale.

Publié par Sarah Bouchaïb

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