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Abdelaziz Bouteflika de retour

01 Octobre 2013

Abdelaziz Bouteflika et son nouveau gouvernement le 29 septembre dernier lors du premier conseil des ministres de l'année. 
Source : El Watan
À sept mois des élections présidentielles et après une longue absence due à son état de santé, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, signe son retour sur le devant de la scène politique et médiatique.

Le président-fantôme depuis le mois d’avril, Abdelaziz Bouteflika, malade, sort peu à peu de son silence. Dimanche 29 septembre, il a présidé son premier conseil des ministres de l’année 2013 au cours duquel sept projets de textes législatifs ont été examinés et approuvés. Deux semaines plus tôt, il avait procédé à un profond remaniement ministériel et à la nomination de deux fidèles, Tayeb Beklaiz et Tayeb Louh, aux ministères de l’Intérieur et de la Justice, deux ministères-clés lors des élections présidentielles. Les prochaines auront lieu en avril 2014.

Abdelaziz Bouteflika se dirige-t-il vers un quatrième mandat ?

«Plus personne à ma connaissance ne parle d’un quatrième mandat possible pour Bouteflika », déclarait en juin dernier l’historien et spécialiste de l’Algérie, Benjamin Stora au micro d’Europe 1. Selon Abdou Semmar, rédacteur en chef du site Internet Algérie Focus, «les partisans d’Abdelaziz Bouteflika lancent l’offensive progressivement en multipliant meetings, appels à un quatrième mandat, signatures, articles de presse» et « son entourage persiste à affirmer qu’il veut terminer sa mission à la tête de l’Etat. Quant à lui, il croit toujours être l’homme providentiel… »

À 76 ans, après un accident cardio-vasculaire et quatorze ans au pouvoir, Abdelaziz Bouteflika pourrait-il briguer un nouveau mandat ou une prolongation de deux ans à la tête de l’Algérie ? Légalement, oui. En 2008, le parlement algérien avait amendé la constitution pour supprimer la limitation à deux du nombre possible de mandats présidentiels.

  • Sur les réseaux sociaux, plusieurs voix s'élèvent contre un quatrième mandat du président Bouteflika. Sur Facebook par exemple, la page «un million de signatures pour dire non au clan Bouteflika » a été créée le 27 septembre et a récolté au 2 octobre 2013 2316 «j'aime» . « Non au fatalisme, non à cette comédie mise en scène depuis des décennies. Je n'ai rien à dénoncer si ce n'est ce ras le bol de la situation dans mon pays. L'objectif de cette modeste page n'est pas de répandre la haine ou d'envoyer les citoyens dans la rue. Nous voulons juste rassembler un maximum de signatures pour exprimer notre ras-le-bol», écrit son administrateur. En 2011 et 2012, des pages comme «Dégage Bouteflika » ou «Anti Bouteflika» avaient été créées dans la même dynamique. L'administrateur de la page invitait alors les internautes à le « rejoindre pour la bonne cause» et à « participer à la révolution(...) toujours dans le respect des autres».

Publié par Kheireddine

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