Politique

DIAPORAMA. Pour Copé, « François Hollande favorise la montée du FN »

18 Octobre 2013

Le parti UMP a organisé jeudi 17 octobre une convention en leur siège, dans le 15ème arrondissement de Paris, censé dresser le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Photo © Laure Chane Tieng

A l’entrée du siège de l’UMP, des dizaines de partisans se mêlent aux différents médias présents pour le discours d’ouverture de Jean-François Copé. Geoffroy Didier, profite de l’instant pour s’exprimer : « Nous avons besoin d’une droite offensive et républicaine qui réponde précisément aux préoccupations, aux angoisses et aux exaspérations de nos concitoyens. Malheureusement avec le gouvernement socialiste elles sont de plus en plus nombreuses ». Le cofondateur de la « Droite Forte » offre un avant-goût des prémisses de cette journée, en mettant en avant l’opposition droite/gauche. Il blâme les ministres absents, « par respect pour les militants, ils devraient être présents » et refuse la notion d’inventaire : « l’auto flagellation est suicidaire ! ».

Nadine, une militante UMP assure qu’elle est venue pour défendre Nicolas Sarkozy « qui à fait de belles choses mais à simplement manqué de temps», son compagnon rebondit « ce n’est pas un inventaire, c’est une évaluation ! » avant de s’emporter sur la polémique quant à l’absence de l’ancien premier ministre « si monsieur Fillon n’a pas envie de venir, il ne vient pas, point ! ». Pénélope, sympathisante du parti, est d’un autre avis : « Il joue son destin personnel en descendant Nicolas Sarkozy », et termine en reprenant les propos de l’ancien président : « j’attends encore sa lettre de démission ».

Hervé Marie, membre de l’UMP,  considère que « le fait qu’une formation politique évalue son travail, c’est quelque chose de tout simplement naturel, indispensable et nécessaire. » en ajoutant, que dans cette configuration « les absents ont toujours tort ».  Il termine son discours en affirmant que « l’élection présidentiel est un point majeur », la phrase est lâchée. Les portes s’ouvrent, les militants s’engouffrent. Un sentiment de contentement se fait entendre. Chacun s’affaire à s’installer.
Jean-François Copé fait son entrée, salue les intervenants, militants et journalistes présents.

Très vite dans son discours, « l’Avenir » est au centre : « Il faut tirer les conséquences de ce quinquennat pour l’Avenir, et ce n’est pas un hasard si c’est ce mot là que nous avons choisi».

Officiellement, « l’Avenir » ce sont les Municipales mais les présidentielles sont déjà dans les têtes. Jean-FrançoisCopé le révèle par son lapsus « les élections présidentielles… euh, municipales », qui fait doucement rire les journalistes présents, et créer un sentiment d’empathie gênant chez les militants. Et Jean-François Copé de conclure ironiquement sur le « FNPS » (en référence à l’UMPS chère à Marine Le Pen) : « le chef de l’Etat de favorise, par sa politique, la montée du Front national ». Le PS ne tardera pas à réagir.

Victoria Amiard
Morgane Dumas

Diaporama © Laure Chane Tieng

Publié par Morgane Dumas

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