Politique

[VIDEO] Les maires franciliens de droite réclament un dialogue avec le gouvernement Valls

14 Avril 2015

Les élus membres du collectif , J’aime ma ville, maire en colère, ont manifesté le mardi 14 avril 2015 lors de l’ouverture du salon des maires d’île de France. Offusqués par la baisse des dotations et la réforme des rythmes scolaires, ils souhaitent un dialogue avec le gouvernement pour que les communes restent « le bouclier garant des habitants ».

Les écharpes tricolores sont de sortie au Parc floral du château de Vincennes ce mardi 14 avril 2015. Le salon des maires d’Ile-de-France commence ce jour pour se clôturer le 16 avril avec un vote du budget communal 2015. «C’est un événement convivial et le beau temps est de la partie», s’enthousiasme Philippe Brillaut, maire du Chesnay et conseiller départemental des Yvelines. Mais un an après les élections municipales, c’est aussi une opportunité pour le collectif des maires en colère de se montrer pour la première fois et de faire entendre ses revendications.

Manuel Valls attendu à midi est la bête noire de ce collectif. Il ne devait faire qu’un discours d’inauguration mais est tout de même resté déjeuner avec «les maires en colère». Il se dit compréhensif et «n’ignore rien des difficultés des maires.» Le Premier ministre «souhaite construire avec les collectivités un Grand Paris en dépassant les clivages et en incitant le rassemblement
Munis de leur banderole «Pour la défense des services publics de proximité !» et de leurs badges «Maire en colère !», ils sont une cinquantaine à bloquer l’entrée du salon entre deux allées de pâquerettes pour protester contre la baisse des dotations de l’Etat aux communes qui atteint les 11 milliards d’euros sur trois ans.

«Ce n’est pas dans notre ADN de venir manifester mais c’est la seule solution » conteste Philippe Brillaut. Sans lâcher son mégaphone, le maire s’explique : « On ne nous laisse pas parler, c’est le moyen de montrer qu’il est temps de nous écouter».

«Nous n’avons plus les moyens de satisfaire les services attendus. La sécurité est menacée» s’inquiète le maire du Chesnay. Pour l’ensemble des élus membres du collectif, J’aime ma ville, maire en colère, «le gouvernement fait les poches des communes après avoir fait les poches du contribuable

Frederic Braun, adjoint au maire UMP chargé des finances à Villeneuve La Garenne n’est pas de cet avis. «Je ne savais même pas qu’ils avaient prévu de se rassembler», s’etonne-t-il. Selon lui, la baisse des dotations est alarmante surtout dans les villes pauvres comme Villeneuve la Garenne, mais la politique du maire y est différente. « Nous devons écouter le gouvernement et faire avec les moyens qu’il nous donne » s’explique Frederic Braun.

Bien que classés majoritairement à droite, les maires présents ne se disent pas opposés aux réformes entreprises. Ils souhaitent un dialogue avec le gouvernement dans le but de mettre en place d’autres réformes qui leur permettront de rester «loyaux face aux citoyens.

Pas de maire PS à l’appel ce mardi matin… Philippe Brillaut s’explique «Des maires de gauche ont rejoint notre mouvement mais ils ne sont pas encore prêts à se mettre à dos le gouvernement.» Aucun élu de gauche n’est donc venu crier «Manuel tu vas valser» ou «l’Etat est mal géré» aux oreilles du Premier ministre venu inauguré le salon à midi.

Camille Leclercq

Publié par Camille Leclercq

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