Politique

Réseaux sociaux, vers un encadrement ?

09 Janvier 2015

Formidables outils de communications, les réseaux sociaux divisent aujourd’hui en France sur leur avenir.  On connaît déjà la volonté du gouvernement d’encadrer les sites tels que Twitter ou Facebook , comme l’avait annoncé Manuel Valls, en janvier dernier, après la vague déferlante des propos anti-sémites sur la toile. Face à la montée Djihadiste et sa propagande sur le net, la question d’une surveillance des réseaux sociaux et remise sur la table.

On s’interroge alors sur cette fameuse liberté d’expression. Ce sujet inquiète l’Elysée puisque les autorités françaises sont à l’origine de 87% des demandes de suppression de contenu reçues par le réseau social au niveau mondial, selon LaTribune. La France, pays des droits de l’homme symbole de la Liberté dans le monde, est en effet le champion du Monde de la censure.

« Les français se sont assez plaints d’être emmerdés »

Doit-on alors encadrer les réseaux sociaux ?Côté gouvernement, on est mitigés. Si Valls et Hollande affirment vouloir le contrôle des plateformes comme Twitter et Facebook, certains ne s’annoncent pas aussi radicaux.  Dans l’opposition, on se montre plus réservé sur la question. « je pense plutôt qu’il faut surveiller car nous sommes dans un Etat démocratique, et comme Pompidou disait : « les français se sont assez plaints d’être emmerdés, c’est pas pour les emmerder maintenant », indique Thierry Lazaro, député UMP et lutteur de la cybercriminalité.

Une surveillance oui, mais de quelle manière ? Les entreprises telles que Facebook et Twitter « qui ne font pas les même chiffres que l’épicier du coin » selon le député, doivent prendre leurs responsabilités. Thierry Lazaro prône alors « un contrat entre les entreprises et les Etats démocratiques, pour lutter contre l’endoctrinement des jeunes dont il est plus que question en ce moment avec les départs français au Djihad ».
Même les défenseurs du web « libre » et de la neutralité du net, sont d’accord pour dire que « De toute manière, il s’agit d’entreprises privées, qui font ce qu’elles veulent. Vous vous doutez bien que les services de renseignements ont des droits particuliers ». Mais les ambitions même de l’Etat restent floues. « Que l’Etat passe un accord avec Facebook, ça ne me dérange pas, mais que l’Etat le fasse en les contraignant et en changeant la loi, là ça me dérange », dénonce une membre du site La quadrature du net.
D’une manière générale, les Français sont pour une surveillance des réseaux sociaux, tant que l’Etat ne déborde pas.

Publié par Enzo Conticello

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