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Une nouvelle planète habitable découverte par la Nasa

07 Décembre 2011

(Crédits : NASA)
L’agence spatiale américaine a confirmé lundi la découverte par son télescope Kepler d’une troisième planète - en dehors du système solaire - potentiellement habitable.

Elle est deux fois et demi plus massive que la Terre et tourne autour de son étoile en 290 jours. Kepler 22 – B est la nouvelle trouvaille de la Nasa. Avec une gravité légèrement supérieure à la Terre et une proximité suffisante avec son étoile, cette planète devrait avoir une atmosphère et une concentration en gaz à effet de serre propice à la présence d’eau et donc à l’apparition de la vie. Selon l’agence spatiale américaine, la température proche de la surface y serait de 22°C.

Une vue d'artiste de l'exoplanète, Kepler 22 - B (Crédits : NASA)

Une planète habitable ou presque

Si avec ses nuages et son atmosphère elle semble être la jumelle de la planète bleue, cela ne veut pas dire qu’elle est pour autant habitable par une quelconque forme de vie. Presque « certains qu’elle se trouve dans une zone habitable », Bill Borucki, expert de la Nasa et les autres scientifiques ne savent pas encore sa composition chimique et si elle est constituée de roches, gaz ou liquides. Impossible donc de dire si elle comporte des océans et un cycle de l’eau comme sur Terre. Les scientifiques de la Nasa ne peuvent également pas dire si elle est habitée ou non.

Le système Kepler 22 - B comparé au système solaire. (Crédits : NASA)

Entre trois et vingt ans pour en savoir plus

« Pour effectuer des observations à partir du sol et en savoir plus sur cette planète, il faudra entre trois et dix ans » explique, dans le Parisien, Michel Viso, responsable d’exobiologie au Centre nationale d’études spatiales (Cnes). Seuls des télescopes terrestres et spatiaux plus puissants, encore en projet, pourront réaliser ces études et trouver d’éventuelles signes de vie sur Kepler 22 – B et les deux autres planètes potentiellement habitables. Un voyage sur Kepler 22 – B reste impossible à concevoir aujourd’hui : la planète se situe à une distance de 600 années-lumières soit 5 676 600 milliards de kilomètres de la Terre. Il faudrait 12 000 milliards d’années pour faire le trajet, soit environ 2 667 fois le temps qu’il a fallu à la Terre pour se former et l’équivalent de 400 milliards de générations humaines, rien que ça…

Publié par Arnaud Rey

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