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Faible mobilisation des grévistes de Pôle Emploi

14 Novembre 2011

Lundi, entre 6% et 11% des agents du pôle emploi se sont mis en grêve pour réclamer la création de 10 000 postes supplémentaires et la signature d'accords concernant l'organisation et la sécurité au sein des agences.
Le syndicat national unitaire de Pôle Emploi (SNU) appelait lundi à une journée de mobilisation. Un mouvement qui n’a rassemblé que 6,23% des employés selon la direction générale.

Après une prise d’otage d’employés à Paris en octobre et une tentative de suicide d’un usager dans une agence du 93, un mouvement de grande ampleur était annoncé. Pourtant, seuls 6% à 11% (chiffres SNU) des agents se sont mis en grève aujourd’hui. « Je n’étais même pas au courant », s’étonne une employée du Pôle Emploi de Bobigny (93).

Le SNU, syndicat majoritaire du pôle emploi voulait marquer les esprits. Alors que le projet de budget 2012 doit être voté mardi à l’Assemblée Nationale, les grévistes ont manifesté leur mécontentement pour faire pression sur les groupes parlementaires. « La situation est de plus en plus difficile, d’avantage de moyens sont nécessaires pour faire face à l’augmentation du nombre de chômeurs », souligne Jean-Charles Steyger, membre du bureau national du SNU.  Les grévistes réclament notamment la création de 10 000 postes et un nouvel accord sur l’organisation et la sécurité au sein des agences.

Manque d’information, manque d’unité des syndicats… Plusieurs raisons expliquent la faible mobilisation. Pourtant, le SNU semblait satisfait à la fin de la journée : « dans la mesure où nous étions les seuls à appeler à la grève, nous sommes assez contents de ce mouvement, explique Jean-Charles Steyger. Par ailleurs, ce n’est qu’un début. Et les prochaines fois, nous espérons faire front commun avec tous les syndicats. »

  • Le pôle Emploi c’est :

    50 000 agents en charge de 200 à 300 dossiers de demandeurs en moyenne.
    5 500 agressions au sein des agences chaque année (selon une grande consultation sur la sécurité lancé par la direction générale de pôle emploi.) Des agressions majoritairement verbales, mais aussi physique comme une prise d'otage en octobre dernier. Cette consultation relevait également une hausse des agressions de 20% au premier trimestre 2011.
    1,3 milliards d'euros de budget global annuel (qui devrait être dépassé de 125 millions d'euros à la fin de l'année 2011).

Publié par Claire-Lise Macé

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