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A Roissy, des perturbations effectives mais discrètes

07 Février 2012

Tableau des départs à Roissy Charles de Gaulle
Au deuxième jour de grève des salariés du transport aérien, et notamment d'Air France, l'ambiance à l'aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle était relativement calme dans l'après-midi de mardi. Reportage au terminal 2F.

Surprise à l’Aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle, sur le tableau des départs, à 16 heures, seuls cinq vols, à destination de Nice, Bordeaux, Amsterdam, Milan, et Bangkok, sont définitivement annulés. Conformément à ses promesses, Air France a réussi à assurer plus des 70% des courts et moyen-courriers et 50% des vols long-courriers prévus.

Lundi 6 février, un mouvement de grève a débuté pour protester contre le projet de loi du député UMP Eric Diard qui prévoir d’imposer aux grévistes de se déclarer individuellement 48 heures avant le début de la grève, et d’annoncer 24 heures à l’avance leur désir de reprendre le travail. Ce qui permettrait aux compagnies aériennes de prévenir leurs usagers 24 heures en amont des éventuelles perturbations. Une proposition condamnée par les syndicats qui y voient une atteinte au droit de grève.

«L’extrême mobilisation des pilotes montre combien ils sont déterminés à ne pas se faire laminer », peut on lire sur un tract. Le taux de grévistes des pilotes est supérieur à 60%, une forte mobilisation redoutée par les clients de la compagnie aérienne. C’est le cas pour Cyril, 37 ans qui comptait se rendre à Milan. « J’avais un vol important à prendre et il a été annulé... Encore une fois, ce sont les usagers qui paient lorsqu’il y a des grèves chez Air France. », regrette t-il. Malgré cela, Air France a pris le soin de prévenir au préalable ses clients dont les vols allaient être perturbés. Jean-Claude,  retraité, fait partie des usagers avertis : « Il y a trois jours j’ai reçu un message quand j’étais en Thaïlande», précise-t-il

La grèves et ses répercussions doivent se poursuivre jusqu’à jeudi soir, minimum. Les syndicats et salariés semblent prêts à prolonger le mouvement si aucune démarche de négociations n’était entreprise, le tout, à l’approche de la première vague de départs en vacances d’hiver.

Publié par Thibaut Lhernould

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