Sport

Football : le nouveau rêve américain

15 Avril 2015

Nasser Al-Khelaïfi président du PSG, Thierry Antinori, vice-président exécutif d’Emirates et Zlatan Ibrahimovic. Crédit : Christophe Pelletier CC Flickr
Nouvelle destination à la mode, la Ligue Nord Américaine de football attire maintenant les plus grandes stars alors qu’elle n’aurait peut-être jamais vu le jour sans l'exigence de la FIFA. Zlatan Ibrahimovic sera-t-il le prochain à franchir l'Atlantique ?

Zlatan Ibrahimovic, la star du Paris Saint-Germain a fait une demande de visa permanent aux Etats-Unis, selon le journal suédois Aftobladet. L’avenir de l’attaquant suédois pourrait s’écrire de l’autre coté de l’Atlantique, en Major League Soccer. La MLS est aujourd’hui la destination rêvée par les stars du football européen, idéale pour une fin de carrière paisible. Aujourd’hui retraités, David Beckham et Thierry Henry ont montré la voie aux autres joueurs européens, comme Kaka (Orlando), Frank Lampard et David Villa (New York City FC) qui sont arrivés cette saison. D’anciens joueurs de Ligue 1 ont aussi fait le choix de s’exiler, comme Florent Sinama-Pongolle, Benoît Cheyrou, ou Rold Zubar.

La MLS représente une bonne opportunité de finir sa carrière dans un pays qui en fait rêver plus d’un, avec un salaire important. « Je nourrissais le rêve de jouer en Amérique après l’Europe. J’adore New York. J’y viens régulièrement depuis 1996 dès que j’en ai l’occasion. J’ai toujours poursuivi mes rêves ». expliquait Thierry Henry sur FootMercato.fr, après avoir refusé des offres plus importantes du club turc de Fenerbache.

Les franchises américaines sont des références en termes de rentabilité, enviées dans le monde entier. La MLS a imposé des règles strictes à ses équipes pour suivre l’exemple de la NBA et autres sports.  Le plafond salarial des franchises ne peut dépasser 2,6 millions de dollars par an, pour l’ensemble de l’équipe. Mais depuis 2007, et la règle dite «Beckham » parce qu’adoptée pour permettre la venue de la star anglaise. Il est désormais possible de donner un salaire illimité à trois joueurs de l’équipe, sans s’occuper du plafond salarial. En 2012, David Beckham percevait ainsi près de trois millions de dollars au Los Angeles Galaxy avec lequel il a remporté deux titres.

Un sport mineur

Dans un pays où le football américain, le basket, le baseball et le hockey sont rois, ce qu’on appelle le « soccer » est en train de se faire une place. Pays hôte de la Coupe du Monde 1994, les Etats-Unis se sont vu imposer par la FIFA la création d’une ligue de football professionnelle. C’est donc en 1996 que la Major League Soccer voit le jour, avec la création de dix franchises, après la faillite de l’ancienne ligue (NSAL) en 1984. Cette année, elle sont vingt à participer à la saison régulière, dans le format classique des sports américains avec des play-off : toutes les équipes s’affrontent lors d’une saison régulière avant que les meilleures se retrouvent en phase éliminatoire - les play-off - pour se disputer le titre final. Vainqueurs l’an passé, les Galaxy de Los Angeles sont les plus titrés de l’histoire de la MLS avec cinq sacres.

Pourtant très pratiqué à l’école, le soccer paraît peu populaire face aux quatre autres sport majeurs. Alors que l’on se souvient que dans les années 70, où l’on s’arrachait les maillots du Cosmos de New York, qui jouait devant 50 000 personnes amassées dans le Yankee Stadium. Ce club mythique qui a vu évoluer Pelé, Franz Beckenbauer ou encore Johan Cruyff. Après les bonnes performances de la sélection américaine en Coupe du Monde - Quart de finale en 2002 - les Américains ont commencé à regarder ce sport d’un autre œil. La MLS espère devenir un championnat référence dans le monde, à moyen terme. Une mission compliquée face à la concurrence européenne. La venue de stars telles que Beckham, Henry ou, potentiellement Ibrahimovic, peut braquer les projecteurs sur elle… 

 

Publié par Thomas Guerard

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