Sport

Le boycott de Canal+: quand les supporters du PSG s’en mêlent

16 Avril 2015

L’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain ont décidé de boycotter la chaîne privée Canal+, suite à la diffusion d'images des joueurs Zlatan Ibrahimovitch et Dimitri Payet proférant des injures. Mais que pensent les supporters de ce boycott ? C’est à quelques heures du match PSG-Barcelone, devant la boutique du PSG à Paris, qu'ils nous ont donné leur avis.

Avenue des Champs-Elysées, sous un soleil de plomb. Dans la boutique du PSG les tapis rouge sont tirés et les clients vont-et-viennent avant le match contre le Barça. La plupart sont étrangers, principalement Américains et Iraniens. Le magasin est plein à craquer, l’ambiance est chaleureuse, les discussions vont bon train entre clients et vendeurs.

Que des équipes boycottent ainsi une chaîne de télévision, c’est une première. Qu’en pensent les supporters ? Alex, 34 ans, sweat PSG et lunettes de soleil, est tout excité. Il est venu en famille arpenter la plus belle avenue du monde. Le boycott ne le gêne pas plus que ça parce que Canal n’a plus le monopole des matchs : «Avant il n’y avait que Canal + , maintenant il y a Being Sport.» «Même si Canal + a acheté les droits, on peut regarder ailleurs», abonde Thomas, 22 ans, très confiant pour le match de ce soir. Pour lui, les équipes ont eu raison de réagir ainsi. «Les journalistes s’incrustent trop dans les vestiaires. Mais les équipes ne peuvent pas réellement riposter.»

«Ici c’est Paris !» hurlent des passants, avec leurs drapeau de l’équipe parisienne. Ophélia, 15 ans a tout d’une supportrice avec le maillot, la casquette et la petite sacoche estampillés aux couleurs du PSG. Pour elle, les injures de Zlatan ne sont qu’une énième provocation : «Je pense que Zlatan savait que les caméras étaient présentes. Peut-être a-t-il exagéré ses propos. Mais les caméras n’étaient pas nécessaires dans les vestiaires». Esteban, 36 ans, supporter invétéré, est venu à la boutique pour acheter un ensemble pour son fils de 17 mois. Pour lui «la ligue de football professionnel utilise d’habitude des images publiques. Alors que là, elle s’appuie sur des images privées pour mettre en cause des joueurs pour leur attitude.»

  • Propos recueillis par Nelly OUREGA.

Publié par Nelly Ouréga

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